Debout pour nos métiers! On ne gère pas pas l’autre, on l’accompagne. Contre le projet de refonte des métiers du social

L’ONES sera présente ce Samedi 22 Novembre à la journée DEBOUT pour nos métiers.

À L’université Sorbonne-Nouvelle – Paris 3

13 rue Santeuil, 75005 PARIS. Métro Censier Daubenton Entrée libre / inscription avant le 15 novembre
Adresse mail : avenireducs@outlook.fr

On ne gère pas l’autre, on l’accompagne . Ces dernières années, la logique est de pousser les acteurs du social vers un traitement de masse qui empêche l’émancipation de la personne accompagnée et annihile la pensée.

La refonte des métiers du social, prévue pour 2016, viendrait entériner cette rationalisation du travail social en détruisant les métiers et leur inscription dans une histoire qui a construit leurs valeurs. C’est la posture qui part de l’autre qui est attaquée et un véritable démantèlement des solidarités.
Cette refonte part de présupposés qui font porter aux professionnels les difficultés rencontrées sur le terrain sans jamais remettre en cause les politiques sociales qui se sont succédées de manière chao- tique dans le secteur.

Les stages longs sont un fondement de la formation car ils permettent:
• d’appréhender la temporalité de l’autre
• de construire une posture professionnelle par l’analyse de la pratique
• de développer une aptitude créatrice pour l’accompagnement
Aujourd’hui ces stages sont mis à mal dans leur substance, nous nous y opposons vivement. Ne devenons pas des exécutants : Pensons ! Imaginons ! Créons ! »

PROGRAMME 9h-9h30 : Accueil

9h30-10h30 : Présentation des enjeux de la refonte des métiers. Point sur l’enjeu posé par les stages.

10h30-11h00 : Parole à nos invités 11h00-12h30 : Ateliers

Atelier 1 : Que transmet-on dans la formation et par quoi cela passe-t-il ? Qu’est-ce que trans- mettre ? Qui transmet, quoi et comment ? Etre étudiant à l’heure de la refonte : quelles attentes ?

Atelier 2 Travail social, résistance et conscience politique. Différentes formes de résistances existent : Des résistances au quotidien aux lieux alternatifs….

Atelier 3 : Rendre compte ou évaluer : comment, pourquoi ? L’évaluation au service de la pratique ou contre la pratique ? La clinique s’oppose-t- elle à l’évaluation ?

Atelier 4 : Être accompagné par des praticiens du social : quelles attentes ? La parole des per- sonnes accompagnées. Les décalages entre les attentes/ demandes et les commandes des financeurs (La question des appels à projet)

Atelier 5 : Les enjeux de la refonte en pratique. Qu’amènent le socle commun, la transversalité, la coordination de projets ? Regards sur des expériences de ce type déjà mises en place.

Pause déjeuner de 12h30 à 13h30 13h30 à 15h00 : Concert de Percujam

15h00 à 15h30 : Éclairages sociologiques sur les enjeux de notre action

15h30 à 18h00 : Table ronde et débat
Seront invités : les fédérations de métiers, les syndicats, les associations, les collectifs en travail social pour un débat avec tous ceux présents au- tour du thème suivant : Quelle action commune en vue des Etats Généraux du travail social ?

18h00 à 18h30 : Mises en scènes 18h30 à 19h Conclusion

Avec la participation de Michel Chauvière, Paul Fustier, Philippe Gaberan, Jacques Marpeau, Joseph Rouzel, ainsi que de l’Appel des Appels, le Collectif des 39, Pas de zéro de conduite, les Céméa, Pas de bébé à la consigne, l’ONES, la FNEJE, l’ANAS, l’ Aformeje, FSU territoriaux, Sud santé sociaux, CGT-PJJ, des associations de professionnels, VST, etc.