Agression mortelle à Nantes, l’ONES compatit à la douleur des victimes.

Agression mortelle à Nantes, des dizaines de témoins sous le choc

Un drame jeudi à la mi-journée sur l’Ile de Nantes où un homme a été tué à coups de couteau et une femme grièvement blessée sous les yeux de dizaines de témoins attablés à la terrasse de restaurants. L’agresseur a été interpellé.

 Par Jacques Trémentin

Le drame s’est déroulé dans le quartier de l’ïle de Nantes, rue de la Tour d’Auvergne, dans les locaux de l’aide sociale à l’enfance, un service du Conseil Général de Loire-Atlantique. En début d’après-midi, un homme de 34 ans de nationalité roumaine, a rendez-vous dans cet immeuble pour exercer son droit de visite auprès de sa fille de 4 ans. Pour une raison encore inexpliquée, il porte un coup de couteau à l’éducateur présent dans le bureau, l’homme âgé d’une quarantaine d’années est touché à la carotide et succombe.

Il poursuit son ancienne compagne dans la rue

La mère de l’enfant présente sur les lieux prend la fuite mais son ex-compagnon se lance à sa poursuite dans la rue. Il la rattrape sur la terrasse d’un restaurant place François II et lui assène plusieurs coups de couteau sous les yeux de dizaines de témoins. La victime, une femme de 38 ans, a été hospitalisée dans un état très grave, son pronostic vital est engagé. L’agresseur a été interpellé.

Les nombreux témoins, choqués, ont été pris en charge par les services de secours. Le Président du Conseil Général, Philippe Grosvalet s’est rendu sur place. Le salarié tué travaillait pour une association qui agissait dans le cadre de la protection de l’enfance.

19 comments

  1. la FNADEPAPE qui represente les enfants confiés et ayant été confiés à l’ASE s’associe au deuil votre organisation et tient à redire combien dans leur grande majorité les anciens sont reconnaissants aux éducateurs qu’ils ont eu duant leur parcours jean marie MULLER Président

  2. a ma fille qui travaille dans ce milieu et a tout ce qui font ce metier car des gens comme vous il en faut courage

  3. Une marche pour la famille évidemment; mais après?
    Une mobilisation pour alerter les pouvoirs publics sur les risques de notre métier et aussi le valoriser. Faire mieux connaître les métiers du social et l’importance de leur rôle dans la paix sociale : l éduc spé ne s’occupe pas que des enfants handicapés ou délinquants, et l’assistante sociale ne passe pas son temps à obtenir des aides pour « ceux qui profitent déjà du système »! Si rassemblement il y a, j’y serai!

  4. Il faudrait se regrouper et lire ce texte

    « Être éduc’ spé mon fils c’est t’occuper…

    ….des drogués, des clodos, des ruinés, des claqués, des violés, des battus, des maltraités, des perdus, des disjonctés, des perdants, des illuminés, des délirants, des tarés, des mangeurs de caca, des taulards, des tordus, des accidentés, des inconscients, des pauvres, des très pauvres, des très très pauvres, des miséreux, des traînées, des qui se traînent, des malades, des condamnés, des sanctionnés, des fatigués, des suicidaires, des vieux, des jeunes, des familles, des enfants, des hommes, des femmes, des français, des immigrés, des sans-papiers, des avec papiers, des avec des faux-papiers, des avec des vrais-faux-papiers, des sans-noms, des sans-slips, des sans-espoirs, des cassés d’une jambe, d’un bras, du dos, de la colonne, du cerveau, de la vie, des méchants, des très méchants, des gentils, des cons, des très cons, des pervers, des beaux, des moins beaux, des moches, des très laids, des repoussants, des répugnants, des puants, des petits, des moyens, des grands, des bons, des mauvais, des paresseux, des fuyards, de la violence, de la colère, de la haine, de la culpabilité, du dégoût, du désespoir, de la souffrance, du déchirement, des séparations, des pleurs, des bobos, des chagrins, des câlins, de la folie, de l’absurdité, des aberrations, des injustices, des injures, des vexations, des humiliations, des blessures, de la honte, de la paperasse, des rapports, des courriers, des évals, des projets, du vomi, du juge, de l’avocat, du médecin, du préfet, de l’inspecteur, des keufs, des administrations, du maire, des chiottes bouchées, des culs à torcher, des douches à donner, des fausses routes, des béquées, de la porte à ouvrir, de la porte à fermer, des manques, des manques, et des manques, des besoins, des non-dits, des secrets, des beaux secrets, des secrets dégoûtants, des besoins, et des besoins, de prendre rendez-vous, de donner un rendez-vous, et un autre, et un autre, et un autre, et puis un autre et encore un autre, des demandes dites et non-dites, des demandes montrées et non-montrées, de l’ampoule grillée, de ce que tu dois deviner, du standard qui sonne, des réponses pas bonnes, des fugues, des alertes, des cris, des coups de pieds, de poing, de tête, des symptômes, des médocs, des cafards que tu ramènes chez toi, de la galle qui gratte la nuit, des puces éventuellement, de la tuberculose qu’on t’a refilé, de ta peur de chopper le sida, une hépatite, des problèmes de ton équipe, des déménagements, des emménagements, des aménagements, des ménagements, des politiques publiques, des cartons de l’autre, des stagiaires, des collègues, des éducs !, des statistiques, et même des faussées, de prendre le temps et du temps encore, des combats même quand c’est pas les tiens, de comprendre et d’aider à comprendre même quand on y comprend vraiment quedal, de ta propre violence, de ton agressivité, de ton dégoût, de ta haine, de ton affection, de ta séduction, de ton désespoir, de ta souffrance, de tes écoutilles en les ouvrant très grand !, de ton déchirement, de tes séparations, de tes pleurs, de refouler tes larmes, de tes bobos, de ta culpabilité, de tes chagrins, de tes câlins…, c’est regarder le temps sans regarder les heures, c’est penser et repenser, à comment tu vas faire, comment tu vas panser, qu’est-ce que tu vas faire, pourquoi, pour quand, avec qui, pour qui, pour quoi…., c’est résister aux certitudes, aux mangeurs de complexité, aux simplismes, aux simplistes, aux convenances, aux petits arrangements, aux standards, au conformisme, c’est te blinder contre la connerie, c’est être là. »

  5. Toutes mes condoléances à la famille de l’éducateur
    En tant que citoyenne et travailleur social, nous étions déjà confrontés à aider, à accompagner une population en grandes difficultés en raison notamment de la perte d’emploi, lié à la désindustrialisation et la délocalisat° des entreprises.
    Grâce à l’Europe, plus de frontière. Autre vague migratoire, un grand nombre de populat° venant de ces différents pays viennent en France, terre TRES généreuse en allocat° et autre protect° et venant ainsi grossir le nombre de populations déjà fragilisées. Partout, il se crée des bidonvilles. Or, on réduit le nombre de policiers, des enseignants, des professionnels du médical, de l’action sociale, la violence subit par tous ces professionnels est en très forte augmentat°… . Combien de temps encore, allons-nous tenir……. ???

  6. Bonjour à tous,
    Ce post est un appel à la ré-action, mobilisation, solidarité…appelez cela comme vous voulez…
    Un collègue est décédé jeudi 19 mars dans des conditions que les mots ne peuvent qualifier. Par ailleurs, j’adresse mon soutien à sa famille et ses proches.
    Ayant travaillé au sein de la protection de l’enfance (ASE, AEMO) cette situation me touche d’autant plus qu’il est aisé de s’identifier, d’être empathique. Des menaces ont été reçues antérieurement au drame et cela me fait écho à une période où il a été nécessaire de faire appel à un vigile sur notre lieu de travail du fait justement des menaces d’un père. Je ne parle pas des autres agressions, violences verbale, physique. Une collègue s’était tout de même fait frapper au visage dans le cadre d’une audience sans que personne ne réagisse!
    Doit-on concevoir « la boule au ventre » comme pouvant faire partie de notre accompagnement éducatif?
    Est-il normal de travailler dans un secteur où la protection est notre mission première et paradoxalement être amenés à nous sentir en insécurité?
    Les travailleurs sociaux se plaignent de leur manque de valorisation, de reconnaissance salariale, de leur manque de moyens pour œuvrer de façon suffisamment satisfaisante et qualitative et enfin de leur condition de travail qui ne permettent pas de répondre aux besoins spécifiques des personnes accompagnées avec lesquelles nous évoluons déjà dans un contexte d’aide contrainte… A l’heure où les budgets sont de plus en plus restreints, où il est question de contrôle quantitatif et de rendement, quelle est la place de l’humain cœur de notre métier ? Comment éviter de tel drame?
    Il me semble que tout est lié et suis, je l’avoue surprise du peu de réaction face à la mort tragique de notre collègue et à tout ce que cela implique!. Autour de moi, personne n’en avait connaissance… Si les médias régionaux ont pu relater les faits, le contexte… qu’en est-il sur le plan national? Quelle prise de considération singulière mais aussi collective de l’éducateur spécialisé?
    Un rassemblement de soutien local est prévu le 23 mars à Nantes et le dimanche 29 mars à Rennes…

    QU’EN EST IL D’UN RASSEMBLEMENT NATIONAL???

    • Tout à fait d’accord avec ce commentaire. Nous éducateur spécialisé, travailleur sociaux avons besoin de se sentir solidaire, une marche blanche doit être organisé pour parler de ce drame, le dénoncer, le faire connaître!!

    • Je crois qu’il faut aussi se fédérer pour faire avancer nos métiers…débattre, opposer nos convictions, faire proposition… c’est pas tout de se plaindre… Ferons nous notre printemps arabe?

  7. aucun consommateur ne s’est levé ???
    Personne n’a bougé ???
    Heureusement ils vont avoir une cellule de soutien psy… Mais ça ne fera évoluer personne : « chacun pour sa gue… »
    Nous sommes collectivement responsables dans des coups pareils… Inutile de l e nier, inutile de tenter de le faire oublier en ergotant sur la présence du qualificatif « rom »…
    Voila une originalité d’aujourd’hui : au lieu de considérer le fond des choses, on ergote sur des détails « est-il Rom ???  »
    et puis, aussi : L’avis de Karine est juste et précieux : « notre profession est peu importante pour notre société… »

  8. Un travailleur social poignardé dans les locaux de l’aide sociale, un infirmier poignardé à l’hôpital du vinatier ….au-delà de la douleur de la perte, on peut se questionner « d’une certaine dangerosité » potentielle de ces emplois, car en parler avec intelligence ne signifie pas que l’on cherche à stigmatiser les personnes avec lesquelles nous travaillons. Bien au contraire je crois que les suivis éducatifs, sociaux seraient mieux pensés donc plus pertinents.
    Parce que nous sommes dans l’entraide nous sommes nécessairement bons ? À l’abri de la violence psychique de notre société ?…..trop vieux débat ………… « Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage » !! Et n’attendons pas de nos employeurs de le faire à nos places.

    PS / Est-ce qu’il va y avoir une cellule de soutien pour les familles usagères de ces services qui n’étaient pas dans les locaux mais qui y viennent régulièrement ?

  9. Pourquoi préciser qu’il est de « nationalité roumaine » ?

    • Parce qu’il l’est!

      • Aucun doute sur le fait qu’il le soit, mais qu’apporte cette précision à ce paragraphe???????? Strictement rien. Toutes mes pensées vont à la famille du collègue.
        JM (éducateur spécialisé 44)

    • Pourquoi tu dis ça ? Parce qu’il n’est pas Roumain ou parce que dire les choses telles qu’elles sont te classe forcément chez les « bas du front » ?

  10. Toutes mes condoléances à la famille…

    • Vu que notre profession ne semble pas être importante pour notre société au vu de la médiatisation qui est faite!!!! Est-il prévu qu’il y ai des rassemblements ou grèves d’organisés. Toute mes condoléances à la famille

      • Effectivement l’info n’a pas été relayé au niveau national
        cela ne fait pas d’audience n’intéresse pas!
        je suis choquée du peu de compassion ,d’émotion ,de soutien,
        c’est comme ci c’était normal cela fait partie du métier
        une profession dévalorisée
        une marche , des rassemblements seraient le minimum en souvenir de Jacques qui courageusement s’est interposé y laissant sa vie
        une pensée particulière pour la famille