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COMMUNIQUE: Autisme. La protection de l’enfance ne doit pas servir de bouc émissaire aux difficultés rencontrées par les familles

Une campagne de presse s’indigne actuellement d’une décision de retrait d’enfants autistes de leur famille en isère.

Dans un communiqué de presse d’associations, la protection de l’enfance en prend une fois de plus, pour son grade. « Machine à broyer » « quand l’incompétence le dispute à l’injustice » « placements abusifs », faire « cesser la destruction massive de familles d’enfants différents, handicapés, par l’Aide Sociale à l’Enfance ». Les plus virulents se retrouvent dans un « papier » intitulé « J’accuse », qui qualifie l’ensemble des acteurs de la protection de l’enfance d’incompétents et remet en cause leur déontologie.

Les formules sonnent et sont choisies pour désigner les coupables, émouvoir et amener le lecteur à prendre parti pour les familles d’enfants porteurs de troubles autistiques.

Mais quels sont les éléments précis du dossier isérois ? Ni la presse, ni les associations concernées n’en font état.

Rappelons que les professionnels qui interviennent dans le cadre d’une mission de protection de l’enfance sont soumis au secret professionnel, c’est-à-dire qu’ils ont l’obligation de se taire pour tout ce qui concerne l’affaire. Le fait de s’exprimer et de contredire par voie de presse certaines attaques leur ferait courir le risque de s’exposer à des sanctions pénales, soit un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende (art 226-13 du code pénal). Force est de constater qu’il est assez cupide de s’attaquer à qui ne peut pas parler pour se défendre d’accusations, d’autant plus lorsqu’elles sont diffamatoires ou infondées.

En l’absence d’éléments factuels de nature à nous renseigner précisément sur le fond de l’affaire précitée, éléments dont l’importance a pourtant déterminée la décision de justice, journalistes, associations de parents et gestionnaires, militants pour la cause des personnes atteints d’autisme accusent les services de protection de l’enfance de placer les enfants sans aucun motif, ou simplement par méconnaissance de l’autisme. L’ONES ne peut laisser se dérouler cette campagne de diffamation sans apporter des précisions de nature à rectifier de nombreuses erreurs relevées dans ces textes et qui déforment la réalité de l’organisation du système de protection de l’enfance:

  • Il est erroné d’affirmer que « le conseil départemental de l’isère s’apprête à séparer et placer une fratrie de 3 enfants ». Rappelons que les décisions de « placement » se prennent par un juge des enfants au titre de l’article 375 du code civil. Par la suite, la décision du magistrat s’impose aux services de l’ASE qui ne peuvent y déroger.

Reprocher au Conseil Départemental de ne pas donner suite à leur requête et de préférer « se cacher derrière la décision de justice et poursuivre tête baissée l’application d’une mesure dont tout le monde sait qu’elle sera destructrice pour les enfants» témoigne d’un manque de discernement tant dans le supposé caractère prédictif de la mesure éducative qualifiée d’emblée de déstructice, que concernant les services de l’aide sociale à l’enfance qui rappelons le sont soumis à l‘obligation de respecter l’ordonnance du magistrat.

  • Concernant l’accès au dossier. Il est démesuré de dire que les familles n’y ont pas accès et cela témoigne d’une volonté d’instrumentaliser l’opinion publique. Chaque partie a accès au dossier (décret n° 2002-361 du 15 mars 2002)avec la possibilité de faire valoir son point de vue en se faisant assister d’un avocat si besoin. Dans la situation isèroise, l’avocat de la mère des enfants participe très largement à la médiatisation de l’affaire. En l’espèce elle met en œuvre une stratégie de défense bien connue (stratégie de rupture) qui consiste à porter devant les médias un débat qui ne peut être remporté devant le juge.
  • Enfin une décision de justice se fonde sur un débat contradictoire où les arguments des uns et des autres sont entendus. (cf le communiqué du CD de l’isère). Elle peut être remise en question dans une instance d’appel. Les situations rencontrées en protection de l’enfance sont souvent complexes et très douloureuses. Le juge des enfants a de nombreuses autres alternatives au placement (AEMO, Tiers digne de confiance..) Une telle décision ne se prend pas à la légère, ni en l’absence d’éléments factuels consistants.

Le fait que de nombreux enfants atteints d’autisme ne bénéficient pas d’une prise en charge adaptée, que de nombreuses places en établissements spécialisés manquent et que les parents soient pour certains livrés à eux-mêmes est déplorable pour un pays comme la France. Mais il est tout aussi déplorable d’instrumentaliser certaines défaillances dans la prise en compte de l’autisme et de ses spécificités pour légitimer toutes les accusations.

La mise en cause violente et agressive de l’ensemble de la protection de l’enfance et de ses services pour défendre 20 mineurs sur les 284 000 enfants pris en charge1 traduit une méconnaissance de la protection de l’enfance, de ses finalités et ses moyens. Qu’autant d’associations cautionnent des textes aussi virulents et peu étayés sur le plan factuel interroge leur sérieux, leur légitimité et la pertinence de leurs analyse.

L’ONES est sensible aux difficultés que rencontrent les parents d’enfants atteints d’autisme dans la prise en compte et la prise en charge de leur enfant. Sur ce point nous travaillons d’ailleurs a des propositions de nature à développer les modes et les types d’accueils.

La baisse drastique et dénoncées de longues dates des dotations de l’État à destination des collectivités vont les contraindre à devoir faire autant voire plus avec moins pour assurer les missions de service publique qui leurs sont déléguées. Ce problème est devant nous. C’est certainement à cette piste qu’il faut s’attaquer, notamment dans l’intérêt des enfants et des familles.

Les professionnels de la protection de l’enfance effectuent des missions difficiles en ayant une conscience aigüe de leurs responsabilités. L’ONES peut témoigner qu’à chaque rencontre entre professionnels, les questions de déontologies et d’éthiques sont au cœur des réflexions et toutes les propositions faites aux magistrats font l’objet de mesure et de réflexions avec les principaux intéressés, les familles et les enfants. L’ONES a établi une charte éthique toute entière tournée vers le respect des usagers, de leurs familles et de leurs proches.

L’ONES apporte son soutien à tous les professionnels de la protection de l’enfance de l’isère qui sont injustement discrédités sans pouvoir se défendre.

1 source ONED au 31 janvier 2012

Rapport d’Autisme France. l’aide sociale à l’enfance: une impitoyable machine à broyer les familles d’enfants autistes. Danièle Langloys Juillet 2015.

Communiqués Autisme France

Communiqué CD Isère

Blog de Daniel Langloys. J’accuse

Libération: Autisme ou Maltraitance la grande confusion à l’aide sociale à l’enfance. Elsa Maudet

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16 commentaires

  1. c’est plus des commentaires… ce sont des flots sans fin!

  2. Un belle réponse bien corporatiste qui discrédite une fois de plus l’éducation spécialisée et la protection de l’enfance.
    Le jugement de valeur, le principe de précaution et la méconnaissance de l’autisme et du handicap marquent de plus en plus l’intervention de l’ASE quelque soit le département.
    Des dégâts irréparables sont produits dans les familles avec bien sûr la certitude du devoir accompli, les yeux levés au ciel et la main sur le coeur.
    Tant que ces pratiques ne changeront pas, la protection de l’enfance et l’éducation spécialisée sera marqué du sceau de l’arbitraire et de l’incompétence.
    PR éducateur spécialisé chef de service

  3. J’attends l’appel. Les avocats qui y défendront la maman et ses enfants, enlevés par l’ASE, auront cette fois-ci eu le temps de préparer la défense et surtout le temps d’analyser les pièces. L’issue ne fait presque. Aucun doute. L’erreur judiciaire grave de la première instance, le dossier à charge de l’ASE, tout cela éclatera au grand jour. Tout l’argumentaire corporatiste et fallacieux de ONES sera alors bien ridicule. Un communiqué d’excuses s’imposera alors…excuses aux enfants enlevés, séparés, privés des pecs nécessaires, excuses à leur mère, excuses à toutes les familles victimes de la même maltraitance. ONES appelera-elle alors à une refonte totale du système sur la base des propositions d’AF ?

  4. isabelle Hoschtettler

    Nous sommes en France, dernier bastion de la psychanalyse et de ses doctrines sectaires et cela se voit … Les parents d’enfants autistes vivent une véritable inquisition de la part de l’ASE.
    La gauche, proche des grands psychanalystes se venge sur les familles des préconisations de la HAS données lorsque le dernier gouvernement était en place ! Pitoyable …

  5. juliedemitra ou l'amazone

    parce que vous croyez que ce que nous, familles, mères , pères, enfants, subissons n’est pas de la violence?
    vous pensez que de catégoriser des gens, des mots, des comportements, de les ranger dans des cases apprises en formation n’est pas violent?
    Il est quand même extrêmement surprenant ( et apeurant) de constater lorsque l’on échange avec des personnes ayant vécu des enquêtes sociales, des AEMO que toutes ont connu le même déroulé, les mêmes questions et SURTOUT les mêmes conclusions en réponse à des problématiques précises?
    Exemples : votre enfant a eu des problèmes de séparation lorsqu’il est entré à l’école : réponse apportée de la part de tous les travailleurs sociaux rencontrés par des personnes qui ont témoigné : la maman souffre d’un trouble de l’abandon…. ???
    Quid de l’individualité de l’enfant? de sa propre histoire? de sa propre relation à l’enseignant? de sa propre sensibilité? de ses propres troubles?

    Ensuite on vous interroge ( car oui c’est un interrogatoire…. mais bon, on sait bien que quand un professionnel a quelques heures pour remplir un dossier et décider de l’avenir de la famille il faut qu’il recueille un max d’infos) sur les troubles de vos enfants; vous répondez, on vous repose des questions, vous répondez à nouveau et BAM , dans le rapport, nous sommes sûrs de retrouver : parent obsédé par les troubles de son enfant….

    si vous vous êtes informés sur ces dits troubles et qu’à force de discussion, de lectures, vous maîtrisez le vocabulaire lié à ses troubles : parent qui se prend pour un psychologue, infirmier

    si vous mettez en place des outils éducatifs pour aider votre enfant et vous aidez vous à l’éduquer, parent trop éducateur, pas assez naturel avec son enfant

    si vous avez des principes auxquels vous tenez : vous êtes psycho rigide

    si vous suivez tout ce qu’on vous conseille, vous manquez de confiance en vous et êtes anxiogènes pour vos enfants

    Si vous faites un métier lié au handicap, on vous reproche de vouloir faire de votre enfant un handicapé….et vous travailleurs sociaux, voulez vous faire de vos enfants des cas sociaux?

    ET comment vivre le peut de confiance qui nous ait acordée? à partir du moment où nous sommes signalés, nous partons avec un capital « coupable »! notre parole a moins de valeur que celle d’une instit , d’une psy CMP ou d’un parent signalant. Et pourquoi donc? pourquoi nous nous serions de mauvaise foi et pas les autres? pourquoi les autres ne l’auraient pas fait avec de mauvaises intentions?

    pourquoi nous, parents, qui vivons 24h/24 avec nos enfants et les connaissons donc très bien, ne sommes nous pas capables intuitivement de savoir qu’il y a un truc qui cloche?

    Les reproches que nous faisons à l’ASE ne sont pas dirigés vers ceux qui y travaillent…mais vers un système…
    Tout comme il y a beaucoup à dire sur l’éducation nationale et malheureusement, les professeurs sont sur la première ligne alors que nous savons très bien qu’ils subissent tout autant le système que nos enfants…

    Mais c’est aussi de l’intérieur que le combat doit être mené….

    C’est aux gens qui subissent les attaques des usagers de faire remonter les infos pour que ça change, pour protéger leur vocation, pour améliorer les choses!!!

    Vous en avez marre d’entendre du mal de votre profession, tenter d’en redorer le blason alors! revendiquer pour avoir les formations qu’il vous faut, passer la main quand un cas vous échappe, oser dire « là nous nous sommes trompés, nous avons besoin de plus de temps pour », bouger vos responsables, bouger le ministère!!!

    Arrêtez par pitié de penser qu’en voyant une famille quelques heures vous êtes capables de tout saisir. Rien que le stress de savoir l’ASE sur notre dos nous rend dans un état moins naturel, ce n’est pas normal…nous devrions nous réjouir que vous veniez chez nous en nous disant voici une main tendue et pourtant, nous vous recevons avec la peur au ventre en nous disant  » que vont ils bien trouvé à redire? comment vont ils interprété telle chose?  »

    il faudrait déjà que vous puissiez passer une journée classique ( du lever jusqu’au coucher en passant par la case école) en immersion dans la famille, en début de semaine/d’année, en milieu de semaine/d’année et en fin de semaine/d’année, à plusieurs travailleurs sociaux (car chacun n’a pas la même façon de voir les choses) et aussi pendant les vacances pour constater suffisamment de choses et vous faire une opinion plus réaliste d’une situation.
    exemple : des enquêtrices viennent à la maison un jeudi ou un vendredi après la sortie de l’école…mon enfant est fatigué; comme il est en souffrance à l’école car on lui demande des adaptations qu’il n’est pas en mesure de faire, il rentre en colère, excité , dans l’opposition ( il n’a tellement pas pu s’exprimer à l’école qu’il le fait à la maison); la relation est tendue; les enquêtrices ne pourront pas observer que le matin même tout s’est déroulé à merveille, que l’enfant en toute autonomie a déjeuné, s’est préparé dans la joie pour aller à l’école, à quitter sa maman en lui lançant un bisou; qu’en allant chez le dentiste ou le médecin ces professionnels vous ont félicité pour la gentillesse et la politesse de votre enfant; ces mêmes enquêtrices vont voir ce même enfant chez le papa mais comme il en a la garde un we sur deux seulement, ben elles y vont le week end. L’enfant qui voit peu son père, qui veut en être aimé, qui est en mode décontraction car le we pas d’école, pas de courses contre la montre, que du loisir, y est calme, coopératif.
    Les conclusions : l’enfant n’a pas le cadre suffisant chez la mère tandis que chez le père il se montre serein…

    Que penser aussi des travailleurs sociaux qui ne rencontrent que les personnes avec qui nous rencontrons des difficultés, bien souvent liées à un problème de compréhension? pourquoi n’interrogent ils pas ceux qui nous connaissent pourtant bien, qui nous voient évoluer avec nos enfants, à qui l’on a confié notre intimité ? pourquoi ne vont ils écouter que ceux que le parti qui nous a signalé a évoqué ( en sachant qu’ils étaient déjà acquis à sa cause; il ne va bien sûr pas citer ceux qui pensent différemment de lui)? pourquoi leurs dires à eux ont plus de paroles que ceux des autres?
    exemple : pourquoi les dires d’une psy CMP sont utilisés dans des rapports et pas ceux d »un autre psy libéral, pourtant spécialisé dans le trouble qu’a un enfant? alors que ce psy libéral a des obligations de résultats puisque lui ne vit que de la qualité de son travail tandis qu’un psy cmp, lui, a du travail par dessus la jambe, s’il foire un « cas » il sait qu’il en aura tout de même d’autres? et pourquoi ce même psy cmp ne fournit aucun écrit de son travail, aucune preuve de ce qu’il avance?

    Bref, votre travail, le système dans lequel vous évoluez, est d’un complexe…. mais la vie d’un être humain l’est aussi…. avant de prendre des décisions qui vont changer des vies, il faudrait creuser, creuser , creuser…et les arguments du manque de moyens, de temps, de formations ne sont pas des excuses à commettre des erreurs dans la précipitation….ils devraient être des excuses à demander des délais, des intervenants, des avis supplémentaires…

    Mon voeu le plus cher, bien que je sache qu’il est complètement irréalisable, serait que les personnes enquêtrices, éducatrices ou décisionnaires (juges) puissent passer une semaine en immersion totale dans la maison des personnes qui sont montrées du doigt….je suis certaine que beaucoup d’opinions changeraient et que des mesures réellement efficaces seraient trouvées…pas des mesures normatives qu’on tente de répéter sur tout le monde….

    merci de m’avoir lue…

  6. Communiqué sensé, arguments rationnels.
    Le déchaînement de violence verbale me laisse pantoise.
    Qu’est ce que cette campagne de diffamation visant la PE ?

    • je vous invite a lire le rapport de l ase me concernant , puis la conclusion des medecins , et vous comprendrais pourquoi les familles sont en colére…… plutot que de faire un denie , le mieux serais d ouvrir un vrai dialogue, avec de vrai formation pour les educs et professionnel…. un exemple que je peux facilement prouver : mes parents se sont marié a 18 ans . pour pouvoir le faire il m ont fait , par amour …….. transformé en / MMe étais l enfant medicament d un couple a la dérive…….. imaginé que mon cas c est alice aux pays des merveilles a coté d autre famille….. voila pourquoi la colére , on protége nos enfants tout simplement

  7. C’est quoi ce dessin tout chelou en illustration… je vois pas le rappport avec le sujet traité

  8. 20 cas « seulement » ? Ben voyons. Outre le fait que 20 familles broyées par ignorance crasse, ce n’est vraiment pas rien (à moins qu’un certain pourcentage de perte soit toléré), il y a toutes les autres familles un jour mises à l’index, menacées, bafouées.. Des centaines, peut-être des milliers, selon les témoignages, qui se terrent en silence de peur des représailles au Marché à Prestations.

    Tiens, la mienne par exemple… Absence de diagnostic pendant 15 ans, hypothèse médicale balayée par le système scolaire (aucun retour en provenance d’une médecine scolaire, qui « enquête » dans l’établissement sans jamais songer à nous associer), mère accusée d’être toxique par une Administration, qui, sourde à notre demande d’aide, en appelle aux services sociaux départementaux… Enquête sociale, mise en cause orale de la mère auprès du père (pour améliorer le climat familial je suppose ?), menaces explicites de signalement « en vue d’un placement éventuel ». Mieux vaut alors, pour les parents, avoir Bac + 5, ou comme on dit « un certain bagage culturel », pour résister à l’anathème et aux pressions. Mais ce n’est pas toujours imparable.

    Enfant incompris, retiré du collège pour cause de « phobie scolaire » (l’arbre visible qui cache la forêt), et qui, se sentant exclu du monde, finit par développer des TOC (tiens bizarre, quand il est déscolarisé, au CNED, personne ne s’inquiète plus du supposé défaut de soins pendant un an ? La mère n’est soudainement plus toxique quand le gamin est pourtant à sa merci 24h/24 ? Comme dirait le regretté Desproges dans sa Minute nécessaire, « étonnant, non ? »)

    Et mon fils n’est pas un gamin autiste sévère, non. Pour finir, un des rares médecins compétents sur le sujet découvre qu’il est « juste » Asperger, avec un QI d’ailleurs supérieur à la norme, une hypersensibilité sensorielle, une volonté et une gentillesse remarquables. Une fois bien compris, aidé par des parents crédibilisés et bien informés, il (r)entre dans ce système qui a tant cherché à l’exclure, essaie d’aller au lycée (général), apprend, plutôt bien, s’adapte à son environnement pour peu que ce dernier fasse lui aussi un effort pour s’adapter à son fonctionnement (car oui, c’est dans les deux sens, on ne demande pas à un poisson de grimper aux arbres !). Rassuré sur lui-même, il se reconstruit (lentement) loin de la machine à broyer et des donneurs de leçons, non pas par la grâce du « système » mais parce que, in extremis, il a croisé quelques personnalités bienveillantes, isolées, qui l’en ont sauvé.

    Rendons hommage à ces individus bravant les dogmes, l’habitude, et l’inertie d’institutions incapables de se remettre en question.

    Grâce à leur humanisme (qui trop souvent leur coûte leur carrière), notre fils réapprend le bonheur….Auprès de sa famille, qui l’aime et le soutient.

    C’est tout.

    C’est tout ce que demandent les parents d’enfants très, ou juste un peu, différents.

    Est-ce trop ? Sont-ce vraiment les familles, qui dysfonctionnent en pareil cas ?

    Je laisse chacun(e) apprécier….

  9. Je suis contente d être assistance sociale..à moins que l anas ponde elle aussi une merde pareille.
    Si vous n avez jamais écris un signalement taisez vous !

    Je suis diplômée d état .je n ai aucune formation me permettant de faire le tri de mes observations devant un enfant au fonctionnement neurologique différent. Je sais pertinaement que la loi m oblige a donner toutes mes informations mais ca n est pas la loi moi mon souci…c est l usager, si mon intervention doit servir a apporter un changement alors comment cela peut il se faire quand il ne connait pas mes hypotheses d analyse ? Comment expliquez vous tres simplement que les familles soient si surprises lors du jugement ? Ca n est pas la peine de s emballer et de vous gonfler l ego..si l information n est pas passe. C est peut etre qu elle n a pas ete dite’? Si une person e que j accompagne pense que je deforme ses propos on en parle et on avance ensemble non ? Bah non on a l option la famille est hostile et n entre pas dans l accompagnement propose..et on arrive au placement. J ai pour ma part toujours considéré qu un placement est un échec.

    Je suis sidérée du contenu de ce communiqué. Mais c est heureux. Ainsi vous perdez la moindre crédibilité et représentativité.

    S il y a bien des combats a mener dans ce domaine ce n est pas celui que vous avez choisi..vous…2 ?

    • Madame Therese , je suis content d’être éducateur spécialisé et merci à l’ONES d’avoir pondu courageusement ce communiqué et de défendre notre profession ou notre métier …Votre pratique me semble exemplaire à la lecture de votre témoignage …pardonnez moi mais je ne suis pas à votre hauteur d’intervention lorsqu’un jour j’ai du proposé au magistrat le placement d’un enfant IMC , ou de proposer la judiciarisation de la situation d’un enfant autiste , ou le placement d’un enfant caracteriel pauvre sans penser à un échec mais dans la continuité d’une aide éducative adaptée à un contexte de danger avéré pour l’enfant …Le communiqué de l’ONES me parait clair face à certaines personnes qui fustigent la protection de l’enfance pour essayer de faire le buzz médiatique et répondre aux besoins d’une société avide de sensationnel surtout lorsqu’il est émotionnel .Dans quel interet ? Au demeurant votre intervention me semble davantage être animée par votre volonté d’en découdre avec l’ONES plutôt que d’alimenter un débat constructif …Avez vous des comptes à régler avec les 2 que vous ne nommez pas ?;Tout comme je conçois que mon intervention est animé par la volonté de défendre l’ONES qui , à mon sens est globalement représentatif de mes convictions et valeurs personnelles et professionnelles .

      • Monsieur, j’ai par chance la double casquette d assistante sociale et mère de 3 enfants dont 2 neuo atypiques. Dans ma pratique professionnelle j ai 1000 fois vu les droits des usagers baffoues, mis à mal ou tout simplement niés par les institutions. La loi 2002-2 n est même pas encore arrive dans les usines à gaz que sont les utpas. On s interrogé sur la place de l usager en conférence..
        Et quand par naïveté ou conviction, j ai du pousser la porte de ces services Mexico sociaux pour mes propres enfants j ai pu mesurer l écart entre la loi, l interprétation qui en est faite, la pratique professionnelle et ce que j ai à coeur de faire dans mon travail. Accès à mes droits sociaux , information claire, présence des parents en concertation,libre choix du praticien, libre choix même des méthodes éducatives ,rien, nada, que dalle, keutsch..je n étais plus rien. Plus assistante sociale,pas usager acteur rien..une maman…une pedopsychiatre à trouver important dème dire que je n y étais pour rien..euh..évidemment !…quatre autres psychologues auraient été grassement payé pour observer la diade mère enfant pendant une heure et demie par semaine que la sécurité sociale rembourserait au prix d une journée d hdj. Bah oui puisque c est à l hdj. C est comme quand on fait un repas thérapeutique c est paye a la journée me dit-elle en riant  » vous savez ce que c est hein vous êtes du métier ».
        Elle ajoutera un  » bon vous vu votre métier on sait que vous vous en occupez bien ». ?????!!!!!!!… J ai pu fuir sans autre tracas ce service public. Sans que je ne vois menace d IP.car c est bien comme cela que ça se passe. Je travaille avec des libéraux qui pourrait vous en attester puisqu il semble que vous pensiez qu il s agit d un coup médiatique.

        De ma double casquette j ai donc acquis la certitude que dans le domaine de l accompagnement des parents d enfant porteur de handicap le mot Empowerment n avait pas sa place.

        Et pourtant je découvre avec Egalited et ce mouvement inédit et puissant de 170 asocviations que c est possible.

        Je trouve ça effectivement navrant qu une association d éducateurs ne reinterroge pas sa pratique.j osé espérer que vous n en représentez que 2. Je comprend le mouvement de défense collective à ce qui est pris comme une attaque .mais est il possible de se poser quelques questions: pourquoi tant de réformes de la protection de l enfance ? Quels résultats ? Est ce que le fait que des associations se lèvent ne suffit pas ?

        Tous les jours des imbéciles peuvent croire que mes fils sont mal élevés parcqu ils n ont pas le comportement attendusen société.
        J osé espérer qu un peu il avertis saurait remarquer les subtilités des troubles neuro devellopementaux..je constate malheureusement que ça n est pas le cas.

        Je n étais qu en 2eme anne e. Quand ai rédigé mon premier rapport au juge.j ai pèse chacun de mes mots avec une obsession pour l objectivation..et pourtant la maltraitance était physique facile à voir l enfant était consciente des conflit de loyauté qui se jouait ect..l exercice est complexe.

        Pendant toute ma carrière j ai estime que si le message n étais pas clair pour la personne que j accompagnais c était de ma responsabilité.
        Mes petites gens comme je les appelait disaient que j étais pas une as comme les autres, croyant me faire un compliment.

        Ce système ne fonctionne pas. Que des personnes concernées se sentent viser par un harcèlement de masse devrait suffire à vous interpeller.

        Le hasard fait qu aujourd’hui hui a l instant je reçois les résultats génétique démon grand. 10 ans de psy de comptoir et autres analyses sauvages d apprentis psy. Il a un translocation génétique rare.
        Mon second à 3 ans.il est autiste et handicapé moteur. Selon l équipe qui l à entourés durant sa première année c est un enfant en grande souffrance liée au déni de grossesse de sa maman biologique ou
        Au fait qu il n habite pas son corps. Et je ne vous parle pas la des échanges que nous avons eu avec des psys, mais bien avec une neurologue, une puéricultrice,3 educs…la neuropediatre disait qu il ne marchait pas parce qu il ne savait pas ou aller.
        J ai reçu la formation suffisante pour pouvoir analyser le discours et prendre du recul heureusement mais combien de parent ont ma chance et mon bagage intellectuel. ?

        Quand j étais au Cmp une eux à interpellé une maman pour le prochain rendez vous de son enfant autiste. Celui ci s amusait à se donner des sensations en ouvrant et fermant la porte automatique il ne faut pas sortir de saint cyrpour savoir que les autistes ont des hyper ou hypo sensibilités . c est neurologie.la maman lui a demander d arrêter de faire un caprice pendant qu elle discutait avec educ. J attendais évidemment que Leduc explqiue à la maman..c était si beau de voir cet enfant rayonnant quand son visage était rempli delà lumière du soleil et ses cheveux battus contre son front parle vent..un shoot à chaque fois que la porte s ouvrirait..et comme il était évidé t qu on aurait pu faire remarquer à la maman la finesse du jeune homme qui avait compris comment ouvrir cette porte alors que moi je me débattait avec elle…j attend encore.  » vous avez raison il est capricieux c t enfant ».

        Je sais depuis comme il est facile d avoir une mauvaise analyse d un même fait observé.c est je crois ce qui se passe en ce moment .nous observons pourtant le même élan ..de personnes en situation de fragilité qui prennent le pouvoir..qui deviennent des usagers acteurs..qui dénoncent et parlent de leurs ressentis..

        Je ne sais pas comment vous pratiquez moi dans mes interventions collectives que j affectionnait tout particulièrement mon rôle était de porter la voix, non?

  10. j ai envie de vomir en lisant cela……….. et les multiples violence subit par la maman , psychologique durant toutes cet années? entre les sous entendue assassins , les  » convocations en disant sournoisement  » oublier pas les doudous on sais jamais  » etc … cette femme est resté droite , sans haine …… j ai une profonde admiration pour elle , et aussi une profonde tristesse pour les enfants…. j ai étè victime de l ase , j ai eue des menace de la part de l association qui me suivais si je ne pliais pas , menaces que je n oublierais jamais …..c est ca la réalité , et dans la region parisienne donc pardon mais ce n est pas que l isére qui est concerné mais l ensemble du territoire … pas un jour sans un échange avec une maman qui raconte des choses tellement horrible qu on ne peut les croire que ….. parceque on est passer par la ….. alors merde ouvrer les yeux faite vraiment une enquete neutre c est a dire des deux cotés avant de juger ainsi … je suis tres en colére parceque vous bafouez non seulement les parents en remettant en cause la souffrance et les fait mais et surtout vous bafouez nos enfants qui sont les premiéres victimes de tout ca….. et la psychanalyse vous en parlez la dans votre texte ?? NON bien renseignez vous un peu et soyez donc partial !!

    ma famille a étè une victime des services sociaux , et croyez moi ca s arrete pas a la fin d une aed , j ai recu quelques mois apres un courrier me disant  » on vous a a l oeuil …. je demande une aide pour un internat au conseil général et ……….. je me retrouve convoqué au service enfant en danger … c est quoi d apres vous a part du harcelement ?????? moi j appelle ca de la maltraitance institutionnelle la pire de toute car sous couvert de  » bienveillance »

  11. Mais qui etes vous donc pour faire un communiqué pareil ? Voilà pourquoi la France continue à avoir 40 ans de retard dans la prise en charge de l’autisme et que l’aide sociale à l’enfance continue à commettre d’énormes « bourdes » ,par manque de compétences,de formations et de remises en question…j’ai vraiment honte de mon pays ! Honte de cette France qui prone la liberté,l’égalité,les droits de d’enfants etc…et qui a la fois continue à accabler les parents qui tente de mettre en place des prises en charges adaptees, justement car celle proposées par nos instutions ne respectent pas,pour la plupart,les recommandations de la Haute Autorité de Santé…il y aurait un grand nettoyage à faire au sein de certains services et une bonne formation au passage pour les juges amenés à traiter de tels dossiers…
    Sachez au passage que toutes les educs spé que je connais sont profondément chaquees par l’affaire Rachel …il faudrait préciser que vos communiqués sont en votre propre nom !
    À bon entendeur !

  12. Suite a un problème technique nous remettons ici les commentaires:

    administrateur

    Envoyé le 14/08/2015 à 18 h 22 min | En réponse à administrateur.
    Juliedemitra merci de poster vos messages en utilisant un seul et même pseudo.
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    juliedemitra

    Envoyé le 14/08/2015 à 18 h 12 min | En réponse à administrateur.
    ah pardon si c’est le fait que je n’ai pas mis de nom qui pose problème, je rectifie! il est dans mon mail en même temps
    ps) c’est tout récent que j’intervienne dans le débat, c’est le cas de RAchel et le mien personnel qui me pousse aujourd’hui à parler
    COMMUNIQUE: Autisme. La protection de l’enfance ne doit pas servir de bouc émissaire aux difficultés rencontrées par les familles
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    lamazone

    Envoyé le 14/08/2015 à 18 h 10 min | En réponse à administrateur.
    un usager, un citoyen, rien de plus, tout comme vous.
    et j’ai apporté cette précision pour qu’on ne pense pas que je parle au nom du comité de soutien de Rachel car je ne sais pas si mon avis y est partagé
    peut être auriez vous du faire pareil pour qu’on ne pense pas que vous parliez au nom de tous les éducateurs spécialisés de france?
    COMMUNIQUE: Autisme. La protection de l’enfance ne doit pas servir de bouc émissaire aux difficultés rencontrées par les familles
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    administrateur

    Envoyé le 14/08/2015 à 17 h 58 min | En réponse à Anonyme.
    vous parlez en votre nom? mais qui êtes vous?
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    lamazone

    Envoyé le 14/08/2015 à 17 h 47 min
    je suis profondément blessée que la parole de centaine de personne soit remis en doute.
    Que vous croyez 173 associations nationales capables de se fourfoyer ( pour quel motif on en sait rien) soit, mais que vous ne croyez pas des personnes qui se disent victimes, qui rapportent des faits qu’elles ont elles mêmes vécues, cela me sidère…
    Une profession prend de la valeur quand elle accepte les remises en question et qu’elle tente d’évoluer; vous êtes pourtant, en tant qu’éducateurs, au coeur du système; ceux qui osent se rapprocher de nous et se confier sont les 1ers à dire qu’ils y gagneraient aussi si des réformes avaient lieu, si les personnes imbues de pouvoir, aux égos surdimensionnées étaient calmées pour laisser place à ceux ayant la vocation, si les formations étaient systématiques
    Moi même éducatrice (sportive) j’ai pu réaliser dans ma pratique professionnelle que l’écoute était la 1ère des qualités, pas la rétorique
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    Lisa

    Envoyé le 14/08/2015 à 17 h 34 min
    Les États Généraux du Travail Social nous invitent à une réflexion transverse sur la place de l’Usager.
    Des méthodes de travail type ISIC visent à accompagner les usagers ayant une problématique commune, les soutenir dans leur légitimité d’action et de parole !
    Cet usager, au travers d’associations, de collectifs de familles, s’exprime, et dit son inquiétude.
    Cet usager est légitime, et il vous dit : halte aux dérives ! Allez quantifier, allez vérifier….
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    Anonyme

    Envoyé le 14/08/2015 à 17 h 29 min
    je me demande si les personnes qui ont travaillé sur ce communiqué sont des personnes de terrain….
    * Car effectivement, il est prévu par la Loi que toute personne victime d’un signalement, d’une enquête sociale ait accès au dossier avant le jugement pour faire valoir son droit au contradictoire. Mais savez vous que dans les faits, c’est SOUVENT extrêmement compliqué d’y avoir accès? quand les rapports arrivent le matin même de l’audience sur les bureaux du juge par exemple? S’il est bien luné, il accepte un renvoi; si tel n’est pas le cas, vous découvrez ahuris les propos qui sont tenus sur vous; dans le meilleur des cas, le juge vous prévient que votre dossier est arrivé et est consultable au greffe après avoir demandé un horaire de consultation; sauf que si cet horaire n’est pas honorable ( parce que vous bossez, parce que vous n’avez pas de véhicule, parce que vous êtes seule pour garder les enfants, etc…), vous l’avez dans le baba…..
    J’ai eu la chance que mon avocat ait une copie de ses rapports et qu’il m’autorise à le lire dans ses bureaux, sauf qu’un seul rdv n’est pas suffisant pour bien intégrer de longs rapports et préparer au mieux votre défense…
    * effectivement les mots , les tournures, sont choisis pour émouvoir, intéresser et révolter mais quel est donc l’autre recours??? la voie de la justice a été tentée, elle est longue, coûteuse et pas toujours objective…. Dans le cas de Rachel, c’est une famille qui est brisée et moins il y aura de jours de brisure plus sera facile la réparation.
    Et vous même n’utilisez vous pas l’art complexe de la communication dans votre excellent communiqué?
    * le secret professionnel : nous nous insurgeons non pas que les intervenants ASE ne donnent pas d’arguments en clamant qu’ils ne peuvent en dire plus cause secret professionnel; nous nous insurgeons car nous connaissons le dossier, nous savons ce qui est reproché à Rachel et que RIEN n’a été prouvé tandis que cette maman, elle, prouve beaucoup de choses…
    * et nous sommes bien d’accord avec vous sur un point, il existe des mesures intermédiaires avant de procéder à un placement, comme vous les citez : AEMO par exemple. Depuis le temps que RAchel était aux prises avec l’ASE, pourquoi n’avoir jamais ordonné cela? telle est la question…si cette maman était réellement maltraitante, pourquoi ne pas l’avoir écartée plus tôt de la vie de ses enfants?
    * vous faites bien de rappeler que l’ASE ne fait qu’appliquer les décisions de justice car effectivement je plains moi même les bons travailleurs sociaux qui gèrent ces dossiers et il y en a, nous n’avons jamais dit le contraire; par contre vous omettez de rappeler que c’est l’ASE qui fournit à la base le dossier à charge contre les parents. Les juges suivent bien souvent ce que l’ASE leur dit au détriment même des paroles et préconisations de médecins qui eux connaissant parfaitement les troubles dont souffrent ces enfants.
    * pour moi et là je parle en mon nom, si un système , compétent à 95% on va dire (c’est un exemple, je n’oserai dire que l’ASE est compétente à 95%…), laisse 5% pourrir son travail, la confiance des citoyens et de leurs « clients », hé bien oui il est coupable…..coupable de laisser des atrocités se faire….car dans ce dossier ( et dans tellement d’autres), il s’agit bien d’atrocité…de vies brisées ; donc que quelques égos soient blessés en passant, ce n’est rien comparé à des enfants qui pleurent leur maman
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    Je suis RACHEL

    Envoyé le 14/08/2015 à 17 h 26 min
    Le juge ne demandait pas la séparation de la fratrie, elle a pourtant bien eue lieue et ce sont bien les services de l’ASE qui ont mis en oeuvre l’ordonnance du juge non ?
    Concernant l’accès au dossier : vous allez bosser en licorne monsieur ? on ne doit pas vivre dans le même pays… Quand le dossier est communiqué à la partie adverse le matin de l’audience comment fait-on pour préparer sa défense ? Où sont les écrits lors des enquêtes ASE ? Combien de parents sont en AED ou AEMO avec pour seuls documents en leur possession les lettres de convocation et un contrat ? Comment se défendre dans ces conditions quand tout passe par oral et par téléphone ?
    Concernant les éléments factuels consistants : je me marre ! nous avons reçu beaucoup de témoignages où ces fameux éléments sont de l’ordre du « nomadisme médical » « fenêtre ouvertes qui provoquent des troubles ORL (en plein mois de juin) » « recherche effrénée de diag » face à une maman qui cherche auprès de pros compétents en autisme à comprendre de quoi souffrent les enfants, l’inénarrable « Münchhausen par procuration » …. Que de consistance…
    Et pour finir l’aspect destructeur du placement pour ces enfants avait clairement été souligné par un pédopsychiatre, qui a d’ailleurs témoigné plusieurs fois en ce sens ces derniers jours…
    Monsieur quel monde parfait que celui où vous semblez vivre…
    Ceci étant dit je tiens à remercier les éducateurs qui sur le terrain prennent en charge et suivent les enfants de « l’affaire Iséroise ». Merci pour leur professionnalisme, leur intégrité et leur humanité.
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    Hope

    Envoyé le 14/08/2015 à 17 h 20 min
    Je suis outree. Humiliee en tant que parent. Professionnelle et aussi benevole.
    Vous vous permettez de faire un communiquė en plus au noms d educ…..
    J irai a l essenyiel la quasi totalitė de vos propos est erronėe. Dans l affaire mediatisee vous ne connaissez rien du dossier. D autre part vous savez parfaitement que la realitė du terain est a mille lieux de vos pompeux discours agrementes des codes de loi. Foutaise!
    Votre article ne fait que vous decredibilez un peu plus. Et votre betise vous empeche de le voir. Honte a vous.
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    Lisa

    Envoyé le 14/08/2015 à 16 h 45 min
    Quelle place laissez-vous à la parole de l’usager des services sociaux : en l’occurrence celle des familles qui s’inquiètent de la fréquence des informations préoccupantes transmises quand un enfant est porteur de handicap ?
    Ce ressenti ne mérite-t-il pas un peu plus d’attention ? Votre communiqué montre au minimum le déni, voire un réel manque de respect des familles !
    J’ose espérer que cette fois encore, la réplique des familles ne sera pas encore censurée, comme vous savez si bien le faire !
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    maria

    Envoyé le 14/08/2015 à 15 h 51 min
    L’organisation nationale de quoi ???? De qui ??? Défense corporatiste lamentable !!!! Éducatrice spécialisée… mais pas représentée par ce type de propos inquiétants…
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    Ramix

    Envoyé le 14/08/2015 à 15 h 39 min
    Je vois que Ones ne traduit pas du tout le réel sentiment des educs dans cette affaire. Pourquoi ce communiqué de presse en notre nom, et cette prise de position inverse à notre ressenti?
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    TSA

    Envoyé le 14/08/2015 à 15 h 35 min
    Voilà une réaction corporatiste très inquiétante. Nous pouvions au moins espérer une prise de conscience, un début de remise en cause et de réflexion quand 172 associations dénoncent, unies, une situation dramatique pour de nombreuses familles. Mais non : on suggère qu’il y a, c’est sur, des raisons justes au placement…sans les préciser (il n’y a pas de fumée sans feu ! )…on présente l’ASE comme simple exécutante d’une décision du juge…sans dire qui a préparé le dossier du juge…qui lui a demandé le placement ! J’attends maintenant le prochain communiqué de ONES…après le jugement en appel ! Rappelons juste quelques signataires : UNAPEI, Autisme France, Sésame Autisme, Le Collectif Autisme, … associations connues pour ne pas s’exprimer, elles, à la légère. Un rapport du Défenseur des Droits devraient nous éclairer aussi très bientôt…ridiculisant encore un peu plus ce communiqué bien inqietant.

    • 20 cas « seulement » ? Ben voyons. Outre le fait que 20 familles broyées par ignorance crasse, ce n’est vraiment pas rien (à moins qu’un certain pourcentage de perte soit toléré), il y a toutes les autres familles un jour mises à l’index, menacées, bafouées.. Des centaines, peut-être des milliers, selon les témoignages, qui se terrent en silence de peur des représailles au Marché à Prestations.

      Tiens, la mienne par exemple… Absence de diagnostic pendant 15 ans, hypothèse médicale balayée par le système scolaire (aucun retour en provenance d’une médecine scolaire, qui « enquête » dans l’établissement sans jamais songer à nous associer), mère accusée d’être toxique par une Administration, qui, sourde à notre demande d’aide, en appelle aux services sociaux départementaux… Enquête sociale, mise en cause orale de la mère auprès du père (pour améliorer le climat familial je suppose ?), menaces explicites de signalement « en vue d’un placement éventuel ». Mieux vaut alors, pour les parents, avoir Bac + 5, ou comme on dit « un certain bagage culturel », pour résister à l’anathème et aux pressions. Mais ce n’est pas toujours imparable.

      Enfant incompris, retiré du collège pour cause de « phobie scolaire » (l’arbre visible qui cache la forêt), et qui, se sentant exclu du monde, finit par développer des TOC (tiens bizarre, quand il est déscolarisé, au CNED, personne ne s’inquiète plus du supposé défaut de soins pendant un an ? La mère n’est soudainement plus toxique quand le gamin est pourtant à sa merci 24h/24 ? Comme dirait le regretté Desproges dans sa Minute nécessaire, « étonnant, non ? »)

      Et mon fils n’est pas un gamin autiste sévère, non. Pour finir, un des rares médecins compétents sur le sujet découvre qu’il est « juste » Asperger, avec un QI d’ailleurs supérieur à la norme, une hypersensibilité sensorielle, une volonté et une gentillesse remarquables. Une fois bien compris, aidé par des parents crédibilisés et bien informés, il (r)entre dans ce système qui a tant cherché à l’exclure, essaie d’aller au lycée (général), apprend, plutôt bien, s’adapte à son environnement pour peu que ce dernier fasse lui aussi un effort pour s’adapter à son fonctionnement (car oui, c’est dans les deux sens, on ne demande pas à un poisson de grimper aux arbres !). Rassuré sur lui-même, il se reconstruit (lentement) loin de la machine à broyer et des donneurs de leçons, non pas par la grâce du « système » mais parce que, in extremis, il a croisé quelques personnalités bienveillantes, isolées, qui l’en ont sauvé.

      Rendons hommage à ces individus bravant les dogmes, l’habitude, et l’inertie d’institutions incapables de se remettre en question.

      Grâce à leur humanisme (qui trop souvent leur coûte leur carrière), notre fils réapprend le bonheur….Auprès de sa famille, qui l’aime et le soutient.

      C’est tout.

      C’est tout ce que demandent les parents d’enfants très, ou juste un peu, différents.

      Est-ce trop ? Sont-ce vraiment les familles, qui dysfonctionnent en pareil cas ?

      Je laisse chacun(e) apprécier….