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Travailler au Québec

Reconnaissance du diplôme d’éducateur spécialisé par le Québec.

L’évaluation des études accomplies hors du Québec vise à établir une comparaison générale entre les diplômes obtenus à l’étranger et les repères scolaires du système éducatif québécois. Cette évaluation est le résultat d’une méthode basée sur des pratiques internationales reconnues.

La méthodologie de base consiste à situer le diplôme acquis à l’étranger dans le contexte du système éducatif dans lequel il a été obtenu et, par la suite, à déterminer le niveau et le type de diplôme se rapprochant le plus dans le système scolaire québécois. Pour ce faire le Québec examine certains paramètres comme la condition d’admission au programme d’études, la durée, la structure, la finalité, le contenu, les passerelles vers d’autres formations, mais l’élément le plus déterminant est la place relative de ce diplôme dans le pays où il a été obtenu.

Au regard de l’arrêté ministériel du 25 Août 2011, l’obtention du diplôme d’État d’éducateur spécialisé donne lieu à l’attribution de 180 crédits Ects. En revanche le fait qu’il ne soit pas mentionné sur ledit arrêté que le DEES est du niveau Licence, que l’admission en Master 1 ne soit pas de plein droit et enfin qu’il soit inscrit au niveau III du RNCP (Personnel occupant des emplois exigeant normalement une formation de niveau du brevet de technicien supérieur (BTS) ou du diplôme universitaire de technologie(DUT), donc BAC+2) bloque pour le Québec le processus de sa pleine reconnaissance.

Au Québec, les formations de niveau supérieur préparant à des postes de niveau technique relèvent de l’enseignement collégial. Ces parcours comportent trois ans d’études après l’enseignement secondaire. La comparaison entre des formations courtes de l’enseignement supérieur (BTS, DUT) de France et les programmes d’enseignement collégial en formation technique est en l’état actuel des choses retenue par le Québec.

Le DEES est donc actuellement associé au Québec aux études collégiales en formation technique ce qui suppose la non-reconnaissance du niveau Licence.

Par ailleurs, les établissements d’enseignement et les ordres professionnels au Québec ont toute latitude pour déterminer les conditions d’admission à leurs programmes, pour les premiers, et au permis d’exercice pour les seconds.

Au Québec le métier de travailleur social (IMT – Description dtaille) est un métier réglementé, c’est-à-dire que vous devez absolument être membre de l’ordre pour pouvoir exercer cette profession. Toutefois, la profession de travailleur des services communautaires et sociaux existe également et ne nécessite pas d’être membre d’un ordre, c’est dans cette catégorie qu’on retrouve, notamment, certains postes d’intervenants sociaux (voir ici IMT Description dtaille).

Pour résumer, au Québec, le DEES est actuellement reconnu par le Ministère de l’Immigration comme une technique en Éducation Spécialisée. Celle-ci n’est pas considérée comme faisant partie des études supérieures soit aucun crédit n’est attribué pour poursuivre des études universitaires, envisager de plein droit une inscription à un Ordre professionnel.

Si vous souhaitez travailler précisément comme travailleur social vous devez être membre de l’ordre et les contacter pour voir si vous êtes admissible à l’accord France-Québec ou non et dans l’affirmative, faire une demande d’évaluation comparative des diplômes avant le dépôt de votre dossier d’adhésion à l’ordre.

Autrement, vous pouvez travailler comme travailleur des services communautaires et sociaux. Dans ce dernier cas, l’évaluation comparative des diplômes n’est pas obligatoire mais peut faciliter votre accès à l’emploi dans certaines structures.

(Sources Immigration Québec/ Offi Québec)

Avant toute démarche en direction de l’Ordre des travailleurs sociaux, consulter la documentation en lien avec le processus d’obtention d’un permis de travailleur social par voie d’équivalence de diplôme ou de formation dans l’ordre suivant, puis remplissez le questionnaire d’auto-évaluation :

1.    Conditions et procédures d’admission à l’OTSTCFQ en vertu d’une reconnaissance d’équivalence de diplôme ou de formation

2.    Référentiel d’activité professionnelle lié à l’exercice de la profession de travailleuse sociale, travailleur social au Québec

3.    Règlement sur les normes d’équivalence pour la délivrance d’un permis de travailleur social de l’OTSTCFQ

4. Le questionnaire d’autoévaluation  vous permet d’établir le bilan de votre formation et de votre expérience professionnelle en travail social au regard de l’exercice de la profession de travailleur social au Québec, en conformité avec les exigences du Règlement sur les normes d’équivalence.

Ce questionnaire vous permettra donc d’évaluer la pertinence de déposer votre demande pour l’obtention du permis de travailleur social à l’Ordre.

À cet effet, il est important de comprendre que le référentiel d’évaluation et de reconnaissance des compétences (questionnaire d’autoévaluation) est l’outil d’application du Référentiel  d’activité professionnelle lié à l’exercice de la profession de travailleuse sociale ou travailleur social au Québec. Ce dernier, axé sur le processus méthodologique d’intervention en travail social est la base de préparation à votre bilan. Il rappelle non seulement les activités de celles et de ceux qui exercent la profession, mais révèle aussi leur façon spécifique de le faire. Il est donc vivement conseillé de s’en imprégner avant de remplir votre bilan (questionnaire d’autoévaluation) dans un souci de justesse de vos réponses et d’une plus grande conformité avec l’analyse qu’en effectuera le comité des admissions et des équivalences de l’Ordre.

Pour ce faire, vos réponses aux différents énoncés des questions aux parties III et IV du questionnaire d’autoévaluation, ne doivent pas se baser sur une seule de vos expériences professionnelles, mais sur l’ensemble de celles-ci. En effet, précisons que lorsque vous répondez aux questions portant sur votre expérience de travail, il est important de lire les énoncés et de les compléter en se basant sur votre expérience globale de travail (excluant les stages, inclus dans le bilan formation-académique). Ainsi, si vous avez eu plusieurs expériences de travail pertinentes : vous devez cocher « régulièrement » si vous l’avez fait régulièrement dans l’ensemble de votre expérience, et non « régulièrement » par rapport à l’une de vos expériences.

Ainsi, le fait de cocher les cases occasionnellement et jamais pourrait être un reflet plus juste de votre expérience de travail et n’exclurait pas d’emblée votre candidature.

Pour analyser vos compétences, le comité considère l’ensemble de vos réponses et s’arrête à l’ensemble de votre formation et à chacune de vos expériences professionnelles (type d’emplois occupés et milieux où l’expérience a été acquise – validation avec attestations d’emploi). L’appréciation repose sur toutes les informations obtenues autant celles portant sur l’académique que sur l’expérientiel.

Si vous jugez pertinent de déposer une demande, vous devrez envoyer votre questionnaire d’autoévaluation à l’OTSTCFQ accompagné de l’ensemble des documents et des paiements requis pour que l’OTSTCFQ puisse entreprendre l’étude de votre dossier. À cet effet, veuillez lire attentivement la liste des documents à fournir incluse dans le formulaire d’autoévaluation et également dans le document » Conditions et procédure d’admission ».  L’étude du dossier ne peut être entreprise avant d’avoir reçu l’ensemble de ces documents.

(Source OTSTCFQ)