CORSE
Journée de mobilisation des travailleurs sociaux (12h47) (Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - Aujourd’hui (mercredi) au conseil supérieur de la fonction publique territoriale se déroule une journée spéciale sur la filière sociale. Il s’agit, en effet, d’examiner plusieurs décrets relatifs à cette filière, ce qui pourrait conditionner les carrières des assistants de service social des éducateurs spécialisés, des conseillers en économie sociale et familiale ainsi que des éducateurs de jeunes enfants de la fonction publique, bref, tous les travailleurs sociaux des trois fonctions publiques. Ici comme ailleurs s’est déroulée, ce matin, une journée de mobilisation qui a trouvé son aboutissement devant la préfecture de Corse. Ecoutons Thérèse Fabre pour une très large intersyndicale
C’est une première, mais il fallait marquer le coup ». à l’image de Marie Laurence, une centaine de travailleurs sociaux manifestait hier matin son mécontentement devant les grilles de la préfecture. « Nous faisons trois ans d’études et seules deux sont prises en compte », souligne la jeune femme en guise de préambule. Ce rassemblement organisé sous la bannière d’une forte intersyndicale (CFDT, CFTC, FO, CGT, STC, FSU) et d’associations professionnelles (FAFPT, France ESF, Anas, Ones…) faisait écho à un mouvement national. Le choix de la date n’était évidemment pas anodin. Hier en effet, le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale examinait les décrets relatifs à la filière sociale. « Non seulement le gouvernement ne nous entend toujours pas sur notre revendication de reconnaître enfin les trois années d’étude post-baccalauréat des travailleurs sociaux et par là même leur intégration en catégorie A, - comme les infirmiers l’ont obtenue et en cohérence avec les pratiques des autres pays d’Europe -, explique Odette Ratinaud, secrétaire académique Snuasfp Fsu. Mais de plus, les grilles indiciaires proposées sont une véritable régression voire une provocation par rapport à celles en vigueur actuellement pourtant déjà bien peu satisfaisantes. » « Faire mieux avec moins » Des tracts ont ainsi été distribués afin d’informer la population d’une situation jugée extrêmement grave. « Si l’on devait résumer en une phrase ce qui est demandé aux travailleurs sociaux à l’heure actuelle, on pourrait dire : il faut faire mieux avec moins, lance Béatrice. Et Odette Ratinaud d’enchaîner : « Cette réforme va pénaliser les jeunes qui risquent de se voir imputer de 35 000 e sur l’ensemble de leur carrière ». Après avoir été reçue au cabinet du préfet, une délégation s’est entretenue avec Jean-Jacques Panunzi, président du conseil général. Dans l’après-midi, les représentants des travailleurs sociaux devaient rencontrer Simon Renucci, le député-maire d’Ajaccio et aujourd’hui Dominique Bucchini, président de la CTC. « La mobilisation doit se poursuivre pour que le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale ne valide pas la proposition gouvernementale et qu’enfin les professionnels du travail social aient une carrière décente », conclut Odette Ratinaud. Publié le jeudi 17 mars 2011 à 09H14 - Corsematin.com
BORDEAUX Travailleurs sociaux en colère, plus de 500 personnes à Bordeaux le 7 avril
Journée d’action des travailleurs sociaux « A Bac + 3, c’est la catégorie A » et « Juppé, non, non, non, à ta grille bidon » voici quelques uns des slogans entonnés par plus de 500 travailleurs sociaux en activité mais aussi en formation, venus aujourd’hui à Bordeau x, de Gironde et des Landes pour dénoncer l’absence de dialogue sur la revalorisation de leurs diplômes et de leurs salaire.
Dans un contexte social difficile, les travailleurs sociaux des 3 Fonctions Publiques représentent le dernier rempart pour les citoyens les plus faibles et les plus pénalisés par la gestion comptable de ce gouvernement.La non-reconnaissance de leurs compétences, qui est une exception française en Europe, et le refus du Gouvernement d’ouvrir des négociations en vue de reconnaître leurs formations, a déclenché la colère et la mobilisation du 16 mars puis le 7 avril. La CFDT avec la plupart des organisations syndicales et des associations professionnelles dénoncent cette injustice qui dure depuis 20 ans ! source CFDT interco
Manifestation à Bordeaux,
c’étaient 500 manifestants qui criaient leur raz-le-bol. Ces travailleurs sociaux (assistants sociaux, éducateurs spécialisés...) revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Licence comme le prévoit le processus de Bologne dont la France est signataire, mais toujours pas appliqué en faveur des travailleurs sociaux. L’augmentation des salaires et la reconnaissance légitime des professions passe par un changement de statut. La reconnaissance des diplômes du travail social à bac+3 n’est pas la seule revendication. Les travailleurs sociaux revendiquent d’être classés en catégorie A pour les trois fonctions publiques, Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises..) et cadre de niveau 6 pour le travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale. Trois années d’études après le baccalauréat c’est bac+3 et la catégorie A dont c’était le slogan pendant la manifestation du 7avril.
Le cortège de Bordeaux - Source sud CHU Rennes
TEMPS FORT : Haute-Loire
Pour la reconnaissance bac + 3
À l’appel de l’intersyndicale, les travailleurs sociaux sont descendus dans la rue, hier. Ils veulent la reconnaissance des diplômes en travail social au niveau bac +3. Jean-Luc Chabaudjean-luc.chabaud@centrefrance.com « Nous manifestions déjà en 1987 pour cette reconnaissance ». Plus de 20 ans plus tard, les travailleurs sociaux (*), comme l’explique l’un d’eux, se battent toujours pour que soit admis au niveau bac + 3 les diplômes en travail social. Et leur combat dure, semble-t-il, depuis 50 ans ! Répondant à l’appel national de leurs organisations professionnelles et de leurs syndicats, une cinquantaine d’entre eux se sont retrouvées, hier en fin de matinée, devant la préfecture du Puy-en-Velay. D’autres, comme à Brioude, ont choisi de s’associer au mouvement localement. « Reconnaître nos formations au niveau bac + 3 est aujourd’hui la simple réparation d’une injustice, explique Luc Jouve. C’est aussi la reconnaissance de l’importance du travail qu’effectuent les travailleurs sociaux du public et du privé dans tous les champs de la société ». Actuellement au niveau bac + 2, ils souhaitent gravir un échelon qui, pour eux, serait légitime au regard des trois années de formations professionnelles supérieures qu’ils effectuent, « avec un temps de cours et de travail personnel égal ou supérieur à ce qui est demandé en université pour une licence ». Luc Jouve explique que « l’harmonisation des niveaux de formation et des professions prévue par l’Europe, qui nous place au niveau « Bachelor » (bac + 3), oblige la France à cette reconnaissance mais nous n’avons toujours aucun signe du chef de l’État, saisi à deux reprises en deux ans, ou du Gouvernement ». Cette revendication, les travailleurs sociaux l’ont transmise au directeur de cabinet du préfet de Haute-Loire qui les a reçus en fin d’après-midi. n (*) Assistant(e) s de service social, éducateurs spécialisés, éducatrices de jeunes enfants et conseillères en économie sociale et familiale.
Haute-Loire social
Social - Mâcon (71) : les travailleurs sociaux dans la rue - Info Sud Bourgogne
Les travailleurs sociaux de la Fonction publique ont manifesté à Mâcon mercredi 16 mars 2011. source : la montagne.fr
Les travailleurs sociaux de la Fonction publique ont manifesté mercredi 16 mars 2011.Ils sont éducateurs spécialisés, conseillers en économie sociale et familiale, assistant de service social ou éducateurs de jeunes enfants. Ils demandent la reconnaissance de leur formation à bac+3. C’est ce mercredi que le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale examine les décrets qui vont réformer la carrière des travailleurs sociaux.
Selon les syndicats, les textes proposés par le gouvernement ne reconnaissent pas les qualifications des personnels de la Fonction publique. ’En France, les diplômes en travail social sont encore classés au niveau bac+2, alors qu’ils sont obtenus après 3 années d’études post-baccalauréat et qu’ils font partie des formations de l’enseignement supérieur’, déclare l’intersyndicale CGT, CFDT, FO, UNSA, FA-FPT, CFTC. Les personnels des trois fonctions publiques (territoriale, d’Etat et hospitalière) ont donc manifesté un peu partout en France, pour réclamer une grille correspondant à leur niveau de qualification.
A Mâcon, un rassemblement a eu lieu devant la préfecture. Une délégation a ensuite été reçue par un membre du cabinet du préfet. En Saône-et-Loire, environ 550 personnes sont concernées par cette réforme. Par B.L.
SAÔNE-ET-LOIRE : Les travailleurs sociaux en quête de revalorisation
Ce jeudi, les travailleurs sociaux ont manifesté dans toute la France pour qu’on reconnaisse leur diplôme et pour une revalorisation des salaires au niveau de la catégorie A. A Mâcon, venant de toute la Saône-et-Loire, ils se sont rassemblés devant la préfecture.
Les travailleurs sociaux se trouvent dans les 3 fonctions publiques : la fonctions territoriales, l’Etat et les hôpitaux. Ce sont les éducateurs, les assistants sociaux , les conseillers familiaux et les éducateurs de jeunes enfants. On estime à environ 500 les travailleurs sociaux en la Saône et Loire.
A l’appel de plusieurs syndicats (Fédération des Services Publics, CFDT, FO Territoriaux, FAFPT, UNSA, CFTC, FSU, Solidaires et CFECGC), ils manifestaient pour que soit reconnu leur diplômes. Bien qu’ils soient titulaire d’un bac + 3, ils sont toujours dans la catégorie B. ’Dans toute l’Europe, il y a une mise en conformité, les bac + 3 sont reconnus, sauf en France.’
Ils demandent également que leur salaire soit en conformité avec leurs responsabilités et leurs compétences et veulent faire échec à la réforme des catégories B. Un nouvel indice de la grille des salaires sera mit en place et il y aura révision des barèmes. ’Nous aimerions être entendus et reconnus dans nos responsabilités importantes et dans la pénibilité de notre travail.’
Célia et Jacqueline sont assistantes sociales. Elles ont fait trois années d’étude après le bac pour obtenir leur diplôme. Ce diplôme est actuellement reconnu bac+2. ’Les infirmières sont désormais reconnue bac+3, c’est une bonne chose, qu’on fasse de même pour nous. De plus, nous avons comme mission prioritaire la protection de l’enfance. Notre responsabilité peut être engagée. Cette responsabilité n’est pas reconnue au niveau des salaires. Et la révision des barèmes des salaires entrainera une baisse de notre pouvoir d’achat d’au moins 120 euros par mois.’
Un appel à une grande manifestation sur Paris est lancé. Geneviève Martin
RENNES Socio-Educatifs : 150 manifestants à Rennes le 7 avril
Hier à Rennes, 150 travailleurs sociaux de la territoriale et de l’hospitalière se sont rassemblés place de la mairie, au son de la sono de SOLIDAIRES.
nous nous sommes rendus en cortège jusqu’à la Préfecture de région où le préfet n’a pas daigné nous recevoir en personne. Nous avons donc refusé nous même de nous plier à cette marque supplémentaire de mépris de l’Etat pour ses fonctionnaires. De ce mouvement du 7 avril, qui n’est qu’une étape, il faut retenir la mobilisation interfonction publique de collègues qui ont clairement la conscience de servir tous ensemble le service public, et qui ne demandent que la reconnaissance de la qualification et du travail qu’elles mettent en oeuvre au quotidien dans la recherche de l’Intérêt Général.
A l’occasion de la première journée nationale de mobilisation des travailleurs sociaux, une centaine de personnes se sont rassemblées, hier vers 17 h 30, devant la préfecture. Éducateurs, assistantes sociales, et conseillers en économie sociale et familiale, ces manifestants travaillent dans différents secteurs de la fonction publique : le centre hospitalier, l’Éducation nationale, la protection judiciaire de la jeunesse ou dans les services du conseil général. Alors que les grilles de salaires sont justement en cours de négociations, ils réclament une revalorisation de leur statut. « Comme il y a 20 ans », rappelait Évelyne Serinet (FSU) qui manifestait aux côtés de la CGT et de l’Association nationale des assistants sociaux (Anas). « On souhaite une reconnaissance de la formation en bac + 3 et le classement en catégorie A et non B + comme actuellement. Un éducateur en début de carrière gagne 1.192 € nets, 1.389 € au bout de 10 ans et 1.978 € en fin de carrière. C’est peu. Et en plus, il doit se déplacer pour son travail avec sa propre voiture ! » La délégation n’a pas pu être reçue, elle devrait l’être au cours de la semaine. Source la nouvelle République.fr -
Manifestation à Paris
Manifestation parisienne du travail social A Nantes 400 personnes, 200 à Rouen, 132 à Besançon, 250 à Montpellier, 80 à Macon, 150 à Rennes, 200 à Strasbourg… ce sont quelques-uns des états des mobilisations des travailleurs sociaux du 7 avril pour obtenir la reconnaissance de leur formation à Bac+3. Selon les informations communiqués par nos syndicats, ce sont au moins 24 rassemblements qui ont été organisés en province, souvent régionalement et tout aussi souvent devant la préfecture avec audience par le cabinet du préfet. Soulignons la participation dans plusieurs départements, des syndicats santé-sociaux dont la fédération avait de son côté déposé également des préavis de grève. A Paris, le cortège parti de la place d’Italie a rassemblé plus de 2000 participants qui se sont rendus à Bercy non sans marquer un sit-in en plein carrefour en vue du ministère du budget qui n’envisageait pas de recevoir de délégation… Finalement, parvenus devant le ministère, le cabinet de M. Tron acceptait de recevoir une délégation restreinte dont nous étions. A l’issue de cette rencontre dont on ne peut dire qu’elle fut conclusive, l’intersyndicale a publié un communiqué appelant à poursuivre la mobilisation jusqu’à ce que la porte entrouverte s’ouvre vraiment puis se retrouvait le 12 avril à Montreuil au siège de la CGT pour envisager les suites. Yves Letourneux y représentait la fédération Interco. Au terme de trois heures de discussions, de nouvelles démarches auprès des ministères ont été décidées pour obtenir une vraie rencontre interministérielle et le principe de nouvelles mobilisations arrêté en coordination avec les associations professionnelles des travailleurs sociaux notamment à l’occasion de la remise des pétitions collectées (environ 35000 à ce jour) et qu’il faut continuer à faire connaitre. Les associations travaillent sur la reconnaissance des diplômes et les OS sur la déclinaison statutaire. Une déclaration des organisations syndicales a été rédigée à l’intention du CSFPT et une nouvelle rencontre de l’intersyndicale programmée cette semaine pour planifier ces opérations.
Olivier Mourot. CFDT 15 avril 2011
Béziers Travailleurs sociaux mobilisés (Midi Libre)
Béziers et son arrondissement détiennent de tristes records en matière de chômage et de précarité. Fatalement, les missions des Agences départementales de la solidarité deviennent de plus en plus lourdes.
Lionel Clariana de la CGT explique : « Depuis 2008, les suivis des enfants placés en famille d’accueil ont augmenté de 50 %. Les cinq éducateurs en ont 33 en moyenne. Ils ne peuvent même pas garantir une rencontre par mois. Remplir les missions comme le signalement d’enfant en danger, les enquêtes d’agrément pour les assistants familiaux, d’adoption, les informations préoccupantes, c’est... mission impossible à moyens constants. » Le syndicaliste va plus loin : « Les éducateurs se voient dans l’obligation de définir des priorités au détriment de la qualité de service public. Ils restent à tout moment sous le risque de la faute professionnelle. Ils sont soumis au quotidien à une mise en tension génératrice d’une souffrance au travail difficilement compatible vis-à-vis des missions d’accompagnement d’un public lui-même en difficulté. » Il estime à 25 le nombre de dossiers suivis, pour un travail correct. Les travailleurs sociaux ont manifesté contre la mise en place des nouvelles grilles indiciaires Les travailleurs sociaux étaient, aujourd’hui en fin de matinée, devant la Préfecture pour une première journée nationale d’action contre la mise en place des nouvelles grilles indiciaires des travailleurs sociaux (assistantes sociales, éducateurs spécialisés etc).
Dans un courrier adressé au Préfet du Cher, les syndicats expliquent que « les professionnels sociaux et éducatifs sont les acteurs indispensables de la cohésion sociale. Source : lebery.fr
SAINT-BRIEUC Travailleurs sociaux en colère
À l’appel de 9 organisations syndicales, une cinquantaine de travailleurs sociaux des collectivités et quelques étudiants de la filière ont manifesté leur mécontentement, aujourd’hui à Saint-Brieuc, face au projet de réforme de leur profession. Ils sont fermement opposés à l’étirement des carrières sur onze années supplémentaires (il faudra plus longtemps pour gravir les échelons) et à l’harmonisation des différents statuts de la fonction publique, craignant que les salaires ne soient tirés vers le bas.Ouest-France - mercredi 16 mars 2011
Manif’ : les travailleurs sociaux se font entendre
Pour protester contre le manque de reconnaissance de leur diplôme et exiger une revalorisation salariale, les acteurs départementaux de l’action sociale et médico-sociale ce sont réunis devant la préfecture ce jeudi matin.Alors que le préfet de la Haute-Loire se trouvait être en déplacement, c’est auprès de son directeur de cabinet David Roche, que la cinquantaine de manifestants souhaitait porter leur revendication. Un rendez-vous était prévu pour la fin d’après-midi. A l’origine de ce rassemblement, la reconnaissance à Bac+2 de leurs diplômes alors que les assistants de service social, les éducateurs spécialisés, les éducatrices de jeunes enfants et les conseillères en économie sociale et familiale effectuent bien trois années de formation professionnelle supérieure. Une injustice qui pèserait sur les niveaux de rémunération dans ce secteur principalement féminin.
Des exigences accrues Issus d’un mouvement national, deux rassemblements ont eu lieu en Haute-Loire (Brioude et Le Puy-en-Velay) à l’initiative des organisations ANAS, ONES, France ESF, FNEJE et des syndicats CGT, CFDT, FO, Unsa, FA-FPT, CFTC. Les travailleurs sociaux ne sont donc pas épargnés par la vague de grève qui touche différents secteurs.Leur grogne se porte sur le manque de reconnaissance de leur profession, « dans une période où notre métier évolue et où les exigences sont de plus en plus importantes » dénonce Yves Jouve, responsable CGT au niveau du Conseil général de la Haute-Loire. D’après lui, cette lutte ne date pas d’hier, le manque de valorisation de la profession n’étant pas nouveau. Puisque cette mobilisation concerne également les étudiants préparant ces diplômes, ceux-ci sont invités à se joindre au mouvement de contestation. Yves Jouve précise que « les directives existent, il suffirait de les faire appliquer ». Source RM : zoomdici.fr
PAU
Les travailleurs sociaux étaient quelques dizaines à manifester hier devant la préfecture. C’est un combat qui dure depuis de longues années. Les travailleurs sociaux (éducateurs spécialisés, assistantes sociales, conseillers familiaux...) rattachés au conseil général demandent une plus grande reconnaissance de leur qualification, et donc de meilleures conditions salariales.Ils sont largement plus d’un millier dans le département mais seulement quelques dizaines d’entre eux ont manifesté leur colère, hier à la mi-journée, devant la préfecture à l’appel de l’organisation majoritaire CFDT. Au même moment, d’autres rassemblements, dont un à Bordeaux, avaient lieu au plan national. Pour tous, il s’agissait de peser sur les discussions qui devraient reprendre mercredi prochain devant le conseil supérieur de la fonction publique territoriale. Dès le lendemain, à Pau, le nouveau président du conseil général, Georges Labazée, recevra les délégués locaux qui ont aussi sollicité les parlementaires du département. « Notre principale revendication, c’est bac+3 = catégorie A », résume Bernadette Hourcaillou, responsable CFDT. En clair, il s’agit de refuser des décrets en préparation qui prévoient un allongement de carrière de 10 ans sur le premier grade (cat. B). Quasi exclusivement de sexe féminin, les travailleurs sociaux du département, déjà descendus dans la rue mi-mars, voient aussi à travers cette situation « un manquement au principe de parité dans le traitement des carrières ». Ces personnels débutent dans la profession à 1500 € nets mensuels en moyenne. Source La république.fr
METZ
A l’appel des syndicats, cent vingt travailleurs sociaux ont manifesté hier devant la préfecture. Une pression de plus, à la base, pour faire avancer les négociations nationales sur la reconnaissance des métiers.
Cent vingt manifestants, des différents métiers concernés par l’appellation « travailleurs sociaux » : étaient présents, hier, devant la préfecture.
Cent vingt agents présents devant la préfecture, sur les six cents du département. La mobilisation des travailleurs sociaux a pris de l’ampleur, hier à Metz. Les syndicats étaient tous sur le même pavé : CFDT-Collectivités territoriales et CFDT-Services sociaux, Snuas-FP/FSU, FO et Sud santé-sociaux. Au cœur de cet enjeu ? Les négociations sur les salaires et les déroulements de carrière au sein de la fonction publique territoriale. Entamées en janvier, elles se poursuivent la semaine prochaine, à Paris. Le système doit être refondu pour 2014 au plus tard, afin d’harmoniser les carrières et les filières. Les grilles des fonctionnaires de catégorie C ont déjà été révisées, les négociations actuelles portent sur la catégorie B. Or, c’est là que le bât blesse. Normalement, à bac + 3, on appartient à la catégorie A, la plus élevée. Sauf que les assistants sociaux ont bien une formation en trois ans post-bac, mais ne sont reconnus qu’à bac + 2. Et cette revendication, ils la portent depuis vingt ans ! Du coup, aujourd’hui, en pleine remise à plat des grilles, alors qu’un décret est déjà dans les tuyaux, la mobilisation est importante. Elle s’impose d’autant plus que les infirmières, elles aussi à bac + 3, viennent d’obtenir satisfaction. Avec un bémol cependant : celles qui choisissent d’être reclassées en catégorie A doivent accepter de perdre la pénibilité et de ne plus partir à la retraite à 55 ans.
Hier, les différentes catégories de travailleurs sociaux étaient représentées : assistants sociaux, conseillers familiaux, éducateurs spécialisés, auxiliaires en puériculture… Mais l’enjeu dépasse les grilles et « le corporatisme », insiste Eric Florendi, délégué Sud. Pour lui, comme pour la plupart des manifestants d’hier, il s’agit d’exprimer un mal-être, une inquiétude face à un manque de reconnaissance sociale et des conditions de travail plus difficiles. « Les travailleurs sociaux, ce sont les pompiers du social », résume une représentante de FO. Une délégation a été reçue en préfecture. O. J.- Le républicain lorrain - publié le 08/04/2011
CHR de Metz-Thionville
Rassemblement devant la préfecture de Moselle des travailleurs sociaux pour une vraie reconnaissance de leur diplôme !
Les travailleurs sociaux de la Fonction publique ont manifesté jeudi 7 avril 2011 devant la préfecture de la Moselle où une délégation a été reçue. Ils sont éducateurs spécialisés, conseillers en économie sociale et familiale, assistant de service social ou éducateurs de jeunes enfants et demandent la reconnaissance de leur formation à bac+3 à l’instar de leurs collègues du Sanitaire.La CFDT du CHR de Metz-Thionville a participé à ce rassemblement car nous estimons qu’une vraie reconnaissance des qualifications est nécessaire. Les textes proposés par le gouvernement qui vont réformer la carrière des travailleurs sociaux ne reconnaissent pas les qualifications des personnels de la Fonction publique. En France, les diplômes en travail social sont encore classés au niveau bac+2, alors qu’ils sont obtenus après 3 années d’études post-baccalauréat et qu’ils font partie des formations de l’enseignement supérieur. Affaire à suivre..
TOURS Auch. Travailleurs sociaux : leur formation est un diplôme
C’est la grogne, la colère, même, chez les travailleurs sociaux employés par l’Etat ou les collectivités locale et territoriales. Leur formation à Bac plus trois n’est pas reconnu comme un diplôme, tant par l’Université, que l’Etat lui même. Conséquences, ces personnels vont se trouver confrontés à une sérieuse décôte de leurs rémunérations. Aussi, à l’appel de Force ouvrière, ils se sont retrouvés, hier vers 12 h 30 devant la préfecture du Gers pour dire haut et fort leur mécontentement. Il y a effectivement une attitude incohérente de la part de l’Etat qui exige la formation spécifique de trois ans pour ses travailleurs sociaux mais qui ne veut pas reconnaître un diplôme. Certe cela permet de baisser le classement indiciaire de ces agents avec des salaires plus bas. Les travailleurs sociaux souhaiteraient avoir une reconnaissance européenne, mais l’administration s’y oppose. Les travailleurs sociaux ont déjà été reçus à la préfecture pour y exposer ce problème. Ils sont revenus hier dans le cadre d’une journée nationale d’action. source : ladepeche.fr
TARBES
Les travailleurs sociaux en manque de reconnaissance Mercredi matin, à l’appel d’une intersyndicale (CGT, CFDT, Unsa, FO, CFTC et FA-FPT), plusieurs dizaines de travailleurs sociaux ont manifesté devant le conseil général (le plus gros employeur du département avec 250 agents). « Le problème, c’est que les 3 années d’études post-bac ne sont pas reconnues et, de fait, nous ne sommes pas intégrés en catégorie A, comme les infirmiers l’ont obtenu. »Et la différence n’est pas négligeable en termes de salaire et de déroulement de carrière, puisque les nouvelles grilles indiciaires, qui allongent notamment les durées de carrière sur les divers grades d’emploi et abaissent l’échelonnement, conduisent à une perte mensuelle de 120€. « Sur une carrière, la combinaison de ces deux mesures entraîne une perte de 35.000€. C’est inacceptable, à l’heure où nos métiers comportent des responsabilités de plus en plus grandes, sans oublier l’augmentation incessante de la précarité et des besoins qui en découlent. Nous demandons au Conseil supérieur de la fonction territoriale, qui se réunit aujourd’hui, de revenir sur son projet et de nous intégrer en catégorie A.
Tarbes. Travailleurs sociaux : le pique-nique de la colère
Les travailleurs sociaux sont en colère. Jeudi, ils se sont mobilisés, à l’appel de six syndicats (1) pour « obtenir le retrait définitif des projets de décret, exiger la reconnaissance de leurs diplômes et la revalorisation salariale en catégorie A ».À partir de midi, une quarantaine de personnes se sont réunies devant le conseil général avant de se diriger vers la préfecture. Secrétaire de la section CFDT, Hélène Rodriguez explique qu’il est « le plus gros employeur de travailleurs sociaux du département, environ 350 ». La CGT y est également représentée. Et cette syndicaliste d’expliquer : « Les conditions d’exercice de cette profession sont de plus en plus difficiles car il y a de plus en plus de pauvreté. Et le manque de finances des collectivités territoriales amène parfois des solutions bancales ».Ces manifestants réclament donc la reconnaissance de leur formation selon les critères européens à bac + 3. Ils rappellent, d’autre part, que l’intégration en catégorie A est déjà « une revendication fort ancienne ». Une pétition a d’ailleurs été mise en ligne le 21 février dernier, recueillant plus de 28.000 signatures en 4 semaines. Les travailleurs sociaux veulent aussi l’inclusion des formations françaises dans le système des crédits ECTS « pour assurer les jeux de passerelle et d’équivalence entre diplômes européens ». Désireux de se faire entendre, ils sont allés pique-niquer devant la préfecture.(1) CGT, CFDT, FO, FA-FPT, Unsa, CFTC. source : ladepeche.fr
CAEN « Sentiment d’injustice »
Les travailleurs sociaux soulignent que « désormais, les diplômes d’État d’assistant de service social (DEASS), d’éducateur spécialisé (DEES), de conseiller en économie sociale et familiale (DECESF) ou d’éducateur de jeunes enfants (DEEJE) valident des formations dont les contenus pédagogiques ont tous été relevés et doivent s’inscrire de plein droit dans l’enseignement supérieur ». Les travailleurs sociaux manifestent à Caen à 100 personnes ont revendiqué une revalorisation salariale en catégorie A.
80 à 100 personnes (travailleurs sociaux, assistants sociaux et conseillers en économie) ont manifesté devant la préfecture pour défendre une requalification de leur métier. Les principaux syndicats (CGT, CFDT, SUD, FAFPT, UNSA) et leurs représentants ont expliqué leur refus de la réforme : « La baisse des indices proposée fait que les échelons de carrière seront plus longs à obtenir. D’où un allongement de carrière de 22 à 33 ans » a souligné un représentant syndical. Une délégation des syndicats a été reçue à la préfecture. Avec le retrait du texte, la revalorisation salariale en catégorie A est leur principale revendication. Une nouvelle manifestation est prévue le 30 mars à Paris la Défense. Ouest France.fr - Social mercredi 16 mars 2011
NANTES Manifestation le 16 mars 2011 à Nantes pour une meilleure reconnaissance de la formation des travailleurs sociaux
Le 16 mars à midi, environ 300 travailleurs sociaux (assistant sociaux, éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants et conseillères en économie sociale et familiale), en poste ou en formation, se sont rassemblés à Nantes devant le Conseil général. Ils ont réclamé que leurs diplômes soient enfin revalorisés bac + 3 et que les fonctionnaires soient passés en catégorie A (...). Alors qu’à Paris le Conseil supérieur de la Fonction publique territoriale se penchait sur les décrets concernant la réforme de la catégorie B de la filière sociale. Extraits de la grogne. Source : le canard social
150 travailleurs sociaux manifestent à Nantes Le rassemblement était à l’appel de la CGT, la CFDT, FO et Sud.Ils travaillent au conseil général, à l’hôpital ou sont étudiants. 150 travailleurs sociaux se sont rassemblés ce mercredi 16 mars devant la préfecture à Nantes, dans le cadre d’un mouvement national. Ils réclament la reconnaissance de leur diplôme à bac plus trois. « Nous faisons trois ans d’études et seules deux sont prises en compte », explique Patrick Pégé, de la CFDT.
Ouest-France
Ils étaient près de 400 à manifester ce midi à la préfecture de Nantes.
400 travailleurs sociaux qui ont suivi le mouvement national de protestation : éducateurs spécialisés, assistantes sociales, conseillers…soutenus par autant d’étudiants en plein ’’sitting’’ sur la chaussée quai Ceineray. A 14h30, les rangs s’étaient un peu vidés mais les délégués syndicaux étaient reçus par le Préfet. La réforme de l’allongement de la durée de travail est donc remise sur le tapis aux beaux jours. ’’Cette réforme dégrade la carrière des travailleurs sociaux fonctionnaires (de la fonction territoriale, du Conseil Général ou des structures de santé)’’ nous explique Claire Le Calonnec, secrétaire Interco44 CFDT. ’’Leurs carrières se retrouvent rallongées mais pas réévaluées, ils y perdent car ils grimpent moins vite’’.
En effet, en Europe, cette catégorie professionnelle, forte de 3 ans d’études et d‘un niveau licence, bénéficie du statut de cadre. ’’Pas en France ! C’est comme si dans ce cas précis, 3 ans n’étaient pas égal à 3 ans’’. C’est entre autre cette possibilité d’évolution que les manifestants sont venus chercher.
Ils voulaient ainsi faire entendre leur voix avant l’examen de la réforme initialement prévu le 13 avril prochain, mais une nouvelle fois reportée. Report qui agace et lasse un peu notre interlocutrice : ’’c’est peut-être fait pour nous calmer et passer la loi quand on ne fera plus attention’’.
Les manifestants, une majorité de femmes, représentaient bien la supériorité numérique féminine dans ce milieu professionnel . Et c’est l’explication majeure que Claire Le Calonnec donne à la situation qu’ils vivent. ’’Il y a toujours ce problème dans les métiers féminins, est-ce que c’est normal de les rémunérer moins que les autres ? Et puis en France, c’est un peu ’’ ils s’occupent des pauvres alors pourquoi ne le seraient-ils pas eux-mêmes ?’’ ’’ ’’Le problème, c’est surtout pour ceux qui commencent leur carrière’’, ces jeunes venus défendre leur profession qui se disent ’’inquiets’’ comme le souligne Marion, 23 ans.
HAUTE-LOIRE Manif’ : les travailleurs sociaux se font entendre
Pour protester contre le manque de reconnaissance de leur diplôme et exiger une revalorisation salariale, les acteurs départementaux de l’action sociale et médico-sociale ce sont réunis devant la préfecture ce jeudi matin.Alors que le préfet de la Haute-Loire se trouvait être en déplacement, c’est auprès de son directeur de cabinet David Roche, que la cinquantaine de manifestants souhaitait porter leur revendication. Un rendez-vous était prévu pour la fin d’après-midi. A l’origine de ce rassemblement, la reconnaissance à Bac+2 de leurs diplômes alors que les assistants de service social, les éducateurs spécialisés, les éducatrices de jeunes enfants et les conseillères en économie sociale et familiale effectuent bien trois années de formation professionnelle supérieure. Une injustice qui pèserait sur les niveaux de rémunération dans ce secteur principalement féminin.
Des exigences accrues Issus d’un mouvement national, deux rassemblements ont eu lieu en Haute-Loire (Brioude et Le Puy-en-Velay) à l’initiative des organisations ANAS, ONES, France ESF, FNEJE et des syndicats CGT, CFDT, FO, Unsa, FA-FPT, CFTC. Les travailleurs sociaux ne sont donc pas épargnés par la vague de grève qui touche différents secteurs.Leur grogne se porte sur le manque de reconnaissance de leur profession, « dans une période où notre métier évolue et où les exigences sont de plus en plus importantes » dénonce Yves Jouve, responsable CGT au niveau du Conseil général de la Haute-Loire. D’après lui, cette lutte ne date pas d’hier, le manque de valorisation de la profession n’étant pas nouveau. Puisque cette mobilisation concerne également les étudiants préparant ces diplômes, ceux-ci sont invités à se joindre au mouvement de contestation. Yves Jouve précise que « les directives existent, il suffirait de les faire appliquer ». source : RM zoomdici.fr
Lyon : Reconnaissance à Bac+3
Les travailleurs sociaux veulent une reconnaissance à bac + 3
Les travailleurs sociaux ont manifesté place Bellecour,
« On passe pour des invisibles vis-à-vis de la population. Nous travaillons dans le silence mais les travailleurs sociaux sont indispensables à la paix sociale dans ce pays », expliquait Laurence Margerit, représentante du syndicat CGT Services publics territoriaux, hier midi place Bellecour, où plus d’une centaine de travailleurs sociaux s’étaient rassemblés pour un « pique-nique revendicatif » destiné à « défendre leur niveau de salaire » et leurs conditions de travail. Ils demandent la revalorisation en catégorie A de plusieurs professions et la reconnaissance des diplômes au niveau bac + 3 comme c’est le cas partout en Europe sauf en France et à Malte.
Source le progrès.fr
